"Pour que le dessin prenne toute sa dimension, il faut que l’œil le saisisse avec l’espace qui l’entoure. Car si rien n’est tout à fait achevé sur le plan de la manifestation des formes, le vide évoque une extension virtuelle du tracé. Le blanc du papier et le blanc des murs se confondent pour troubler les limites matérielles du dessin et élargir son cadre jusqu’à le faire disparaître. Le travail se comprend dans l' accrochage in situ qui relève de l’organisation spatiale des différentes parties préalablement dessinées. Rassemblées autour du blanc, elles établissent des associations et des relations multiples entre elles et avec ce qui les entoure."
Mai 2012